L’automne dans mes roues
Il est des étendues, happées par le silence , bercées par le brouillard
Où les arbres immenses dont rougit l’étendard
Veillent à chaque automne, splendides sentinelles
A raviver les ocres d’un feu sempiternel
Il est des paysages qui fument doucement de quelques cheminées
Dont les maisons n’oseraient se tenir trop collées
De peur de déchirer de leurs angles polis
La crête ébouriffée qui coiffe le bois joli
J’ai traversé l’automne au rythme d’un vélo
Vu la vie soupirer , s’étirer pour un somme
Attendant pour renaître que vole un vent nouveau
